23.07.2008
Regrets
13:41 Publié dans Haïku et autres petites poésies sans prétention | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
Angelika

Si de l'art lyrique je ne devais retenir qu'une seule voix, le choix ne serait pas difficile, celle de Angelika Kirchschlager s'imposerait immédiatement à mon esprit.
Angelika possède cette douceur, ce velouté de timbre, et maîtrise son organe à la perfection. Elle est à la fois reposante et stimulante et vous entraine très haut dans la stratosphère. Chanterait-elle l'annuaire téléphonique qu'elle arriverait à y mettre de la chaleur et de l'émotion. A quoi bon le cacher, quoi qu'elle interprète, je craque. J'en suis raide dingue. Et pour une fois qu'une mezzo soprane ne ressemble pas à la Castafiore, ne boudons pas notre plaisir. Ici, c'est une berceuse de Brahms, Wiegenlied, qu'elle nous chante - et de quelle façon.
Même si vous n'aimez pas l'art lyrique, prenez le temps d'écouter ce morceau, de monter un peu le son. Le talent ne trompe pas et la douceur que dégage Angelika est simplement... magique.
01:28 Publié dans Entre les oreilles, les yeux fermés | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note
22.07.2008
Il a changé ma vie

Il y a de cela un peu moins de deux ans maintenant, celle dont j'aurais aimé qu'elle fut la femme de ma vie* m'a offert ce livre que je ne me lasse pas de relire, entièrement ou par petits bouts. Le bouche à oreille en a fait un des best sellers de la décénnie. Si vous ne l'avez pas encore lu et que votre vie vous paraît triste, offrez-vous le, c'est bien mieux que du prozac - il devrait être remboursé par la Sécurité Sociale. Mais mieux que de longs discours, voici la quatrième de couverture et un extrait qui devraient assez vous donner envie de le lire.
"Je m'appelle Renée,j'ai 54 ans et je suis la concierge du 7 rue de Grenelle, un immeuble bourgeois. Je suis veuve, petite, laide, grassouillette,j'ai des oignons aux pieds et, à en croire certains matins auto-incommodants, une haleine de mammouth. Mais surtout, je suis si conforme à l'image que l'on se fait des concierges qu'il ne viendrait à l'idée de personne que je suis plus lettrée que tous ces riches suffisants.' 'Je m'appelle Paloma,j'ai douze ans,j'habite au 7 rue de Grenelle dans un appartement de riches. Mais depuis très longtemps, je sais que la destination finale, c'est le bocal à poissons, la vacuité et l'ineptie de l'existence adulte. Comment est-ce que je le sais ? Il se trouve que je suis très intelligente. Exceptionnellement intelligente, même. C'est pour ça quej'ai pris ma décision : à la fin de cette année scolaire, le jour de mes treize ans, je me suiciderai.'"
"Dans l'imaginaire collectif, le couple de concierges, duo fusionnel composé d'entités tellement insignifiantes que seule leur union les révèle, possède presque à coup sûr un caniche. Comme chacun sait, les caniches sont des genres de chiens frisés détenus par des retraités poujadistes, des dames très seules qui font un report d'affection ou des concierges d'immeuble tapis dans leurs loges obscures. Ils peuvent être noirs ou abricot. Les abricots sont plus teigneux que les noirs, qui sentent moins bons. Tous les caniches aboient hargneusement à la moindre occasion mais spécialement quand il ne se passe rien. Ils suivent leur maître en trottinant sur quatre pattes figées sans bouger le reste de leurs petits troncs de saucisse. Surtout, ils ont des petits yeux noirs et fielleux, enfoncés dans des orbites insignifiantes. Les caniches sont laids et bêtes, soumis et vantards. Ce sont les caniches."
Il y a des livres comme ça qui, mine de rien, changent votre vie. Celui-ci a changé la mienne, sans que je m'en rende vraiment compte, petit à petit. Sa lecture est jubilatoire d'un bout à l'autre et si par le plus grand des hasards vous ne l'aviez pas lu... précipitez-vous.
Et vous, un livre a-t-il changé votre vie, un jour ?
Muriel Barbery
L'elégance du hérisson
Gallimard
* elle ne l'est jamais devenue mais elle reste l'une des plus belles choses de ma vie et mon amour pour elle est intact. Les choses peuvent être étranges, parfois, n'est-ce pas ?
23:53 Publié dans Le nez dans un bouquin | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note
Face cachée
07:58 Publié dans Haïku et autres petites poésies sans prétention | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
Absinthe
07:53 Publié dans Haïku et autres petites poésies sans prétention | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
21.07.2008
You Had Time
Cette fois-ci, essayez de garder les yeux ouverts tout en vous concentrant sur la musique car ce clip vidéo de You Had Time de Ani DiFranco est tout simplement magnifique. Aussi magnifique que l'est la chanteuse américaine et douce que l'est sa voix. Ani DiFranco est une artiste rare et son talent est immense. Elle est simplement magnifique.
N'est-ce pas ... magique ? Je l'écouterais jusqu'au bout de la nuit tant j'en suis raide dingue.
21:43 Publié dans Entre les oreilles, les yeux fermés | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
Paysage à la maison jaune
21:24 Publié dans Le pinceau, la toile et l'essence | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
Jack the Ripper

21:07 Publié dans Le pinceau, la toile et l'essence | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
Solitude

20:41 Publié dans Envie de... | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
La fôte o sms
Nous vivons 1 drôle d'épok. Lavoisier disait : "Ri1 ne se crée, ri1 ne se perd, tout se transforme". Il ignorait que même le français se transformerait en l'espace d'de qq DCnies. On écrit de - en -, on raccourcit, on simplifie de + en + et le langage perd de sa grâce, de sa beauté. Tout ça, c'est la faute des textos - pardon, des texti (ben oui, un texto, des texti comme un spaghetto et des spaghetti) et de MSN. Autant ces outils sont pratiks, autant ils entrainent un laxisme en matière d'orthographe et de grammaire. Faire l'effort d'écrire 1 lettre avec 1 plume sur du papier, voilà un art qui se perd. Et c'est bien dommage. Tout ce qu'on pouvait apprendre sur une personne par une simple lettre, tout ce qu'elle voulait dire au delà des mots tracés à l'encre.Que de secrets les pleines et les déliés pouvaient cacher.
Bref, je vais encore passer pour un vieux con mais... Un petit effort, que diable. C pas si dificile 2 bi1 écrire.

17:23 Publié dans Divers et autres | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
Naissance
13:49 Publié dans Haïku et autres petites poésies sans prétention | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
Un lieu incertain
Parfois, on reste muet devant le talent. Que dire du nouvel opus de Fred Vargas ? Qu'elle a frappé aussi fort que dans tous ses autres livres ? Que son écriture est toujours aussi fluide et qu'on pourrait penser que c'est elle et non son héro qui pellette les nuages ?
Ce qui est certain, c'est que le commissaire Adamsberg a le chic pour se retrouver dans des situations bien étranges. Ici, il se retrouve face à des chaussures alignée en face d'un cimetière de Londres. Chaussures qui ont la particularité de contenir les pieds qu'elles ont habillés, lesquels sont séparés de leurs corps. Outre Londres, son enquète mènera Adamsberg en Serbie, à la recherche d'un fils putatif et d'un ancêtre de son second. Elle mènera surtout le commissaire,couvert par un Danglard amoureux, en dehors des sentiers battus et un peu hors limite.
Un extrait ?
"Admsberg s'assit dans l'herbe tiède et ôta patiemment la mousse qui recouvrait la stèle grise, s'aidant de lames d'écorce et de petits bâtons. Il s'absorba avec plaisir dans sa tâche pendant une heure, grattant doucement la pierre avec ses ongles, passant une brindille plus fine dans le creux des lettres. A mesure qu'il dégageait l'inscription, il comprenait que lescaractères lui étaient étrangers, et que la longue phrase était inscrite en cyrillique. Seuls les quatre derniers mots étaient en lettres romaines. Il se redressa, frotta une dernière fois la pierre de sa main, et se recula d'un pas pour lire.
Plog, aurait dit Vladislav, ce qui, dans ce cas, aurait signifié "touché", "trouvé". D'une manière ou d'une autre, il l'aurait découverte. Aujourd' hui ou demain, ses pas l'auraient mené ici, il se serait assis face à cette pierre, devant la racine de Kisilova."
Un avertissement tout de même : prévoyez d'avoir assez de temps devant vous avant d'ouvrir ce livre car il se referme très difficilement et vous risquez d'en oublier tout le reste.
Edit : Je suis volontairement resté vague sur le sujet du livre car le dévoiler reviendrait à déflorer le suspens. Mieux vaut que vous le découvriez par vous-même.
07:37 Publié dans Le nez dans un bouquin | Lien permanent | Commentaires (6) | Envoyer cette note





